Texte à méditer :   Loué sois-tu mon Seigneur, avec toutes tes créatures !   saint François d'Assise
 
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Patrimoine de la Famille Franciscaine, en France

N.B.  Sous ce titre, nous réunissons des vestiges, monuments, œuvres littéraires et artistiques bien différents.

La postérité spirituelle de saint François d’Assise part du XIIIe siècle et se prolonge jusqu’à nos jours. Des communautés d’hommes et de femmes ont produit, modifié, utilisé et laissé derrière elles d’innombrables monuments, objets, œuvres d’art, meubles etc… d’abord pour leur utilité, puis ensuite comme témoignages de leur vie et de leur passé.

1°- Monuments.-

Du XIIIe à la fin du XVIIIe s. (Révolution française), les communautés du 1er Ordre franciscains, sous diverses dénominations, ont bâti et occupé environ 1200 « couvents ». Nous en avons recensé 1191, mais il est vraisemblable qu’un certain nombre n’ont laissé aucune trace, ni documentaire, ni monumentale.

Les Frères Mineurs sont arrivés en France en 1217 (il y a 800 ans) et ont été dispersés en 1792. Il a existé en France, selon les époques 4 dénominations principales : Les Frères mineurs, dit Cordeliers, les Mineurs Observants, les Récollets et les Capucins.  Nous n’avons pas compté dans notre recensement les couvents des frères du Troisième Ordre (Tiers-Ordre régulier), et il faut encore ajouter les monastères des Sœurs Clarisses (ou 2e Ordre), puis les Annonciades (contemplatives), puis les très nombreuses maisons de religieuses apostoliques du 3e Ordre (Tertiaires régulières, Élisabéthaines, etc…).

Les moindres petites villes de France ont eu leur communauté de franciscains ou de franciscaines, ce qui se vérifie aujourd’hui par les rues qui portent les noms : rue des Mineurs, rue des Cordeliers, rue des Récollets, rue des Capucins, rue des Meneurs, rue des sœurs mineures, rue Ste Claire, rue St François, rue du couvent, etc…

A la fin  du XIVe s. il y avait en France  des milliers de religieux franciscains dont le nombre diminua des deux tiers,  suite à la grande peste (1348), mais qui était encore imposant à la veille de la Révolution française, malgré la concurrence de nombreux ordres religieux créés à partir du XVIe  (Jésuites, Lazaristes, clercs réguliers, puis ordres missionnaires etc…).

Au point de vue monumental, on  peut estimer raisonnablement qu’un tiers des bâtiments conventuels existe encore, soit sous forme de ruines bien  identifiées (les couvents des XIII et XIVe s.), soit des restes réoccupés, transformés, parfois réhabilités comme à Beaune, ou réaffectés à des couvents-paroisses, comme à Cimiez.  Les ruines remarquables sont souvent intégrées dans des jardins, parcs, lieux touristiques, comme à St-Emilion, Reims,  Béthune, Coulommiers, soit réutilisés comme  lieux d’exposition, comme le bel ensemble conventuel de Châteauroux, ou le cloître musée de Nancy. Et surtout le réfectoire du grand couvent des cordeliers de Paris, intégré dans l’ancienne école de médecine, bâtiment du XIVe siècle. Les anciens couvents récollets, plus tardifs et donc mieux conservés, sont souvent encore utilisés aujourd’hui, confisqués lors de la Révolution et ayant reçu d’autres affectations : exemple : la mairie de Vitry-le-François, l’hôpital militaire de Versailles, le Lycée Condorcet  de Paris (ancien couvent Capucin), le lycée de Dinan (ancien couvent des Mineurs), celui de Château-Thierry (Capucins),  les Récollets de Melun, hôpital public, le couvent de Cuburien (Morlaix) maison de retraites, Les Récollets de Sézanne (hospice de la ville),  les Récollets de Paris (cité de l’Architecture), le couvent capucin de Senlis (ancienne prison de la ville). Là où les révolutionnaires ont détruit les bâtiments conventuels, ils ont souvent conservé l’église, devenue église paroissiale, comme à Lyon (St Bonaventure), Hyères, l’église St Louis, du XIVe s. , à Gourdon, à Agen, à Paris  Bien des petits couvents sont devenus des hôtels de ville, des auberges, comme à Verteuil (Charente),  ou des maisons particulières, dont les propriétaires actuels apprécient le pittoresque de l’ancienneté, comme le couvent Notre-Dame des anges de l’Aber Vrac’h. Il faut faire une mention spéciale pour la Corse qui est parsemée de petits couvents franciscains désaffectés, à l’échelle des villages de l’île, mais avec parfois de beaux ensembles, comme à l’Ile Rousse, Marcassù, Sartène, Corbara, Canari, Nebbio, etc…

Du côté des monuments remarquables laissés par les femmes franciscaines, Clarisses ou autres, il faut mentionner le couvent de Provins, fondé au XIII s. , puis devenu hôpital sous Louis XV, puis affecté aujourd’hui au dépôt de la Bibliothèque nationale. La très belle abbaye royale du Moncel, fondée par Philippe le Bel et récemment restaurée ; le couvent des annonciades de Bordeaux, devenu hôtel des beaux-arts, celui des Annonciades de Boulogne sur-mer, devenu bibliothèque municipale et dépôt d’archives, et plusieurs églises conservées comme paroisses, comme Ste Élisabeth du faubourg du Temple à Paris.

A partir du milieu du XIXe s. les religieux rentrent en France,  et ne pouvant récupérer leurs anciens couvents, en construisent de nouveaux, mais souvent assez modestes, comme Saint-Palais. Mais les expulsions  de 1865 et surtout celle de 1902-1905 les confisquèrent également. La plupart furent sécularisés.

Aujourd’hui, les communautés franciscaines ou capucines, beaucoup moins nombreuses, se contentent de logis assez modestes, sauf quelques grands couvents destinés au siège provincial ou à la formation des jeunes religieux. Paris, Orsay  et Strasbourg sont les plus remarquables.

2° - Livres : Manuscrits, livres anciens

Les bibliothèques de France, surtout la Bibliothèque nationale, la Mazarine, l’Arsenal, Ste Geneviève à Paris, et de nombreuses bibliothèques de Province : Strasbourg, Lyon, Troyes, Toulouse etc…  conservent des milliers d’ouvrages franciscains, dont des manuscrits des XIII-XVI e s. : vies de st François, livres liturgiques, missels, lectionnaires, psautiers souvent richement enluminés, et d’innombrables manuscrits d’œuvres des grands maîtres franciscains, ainsi que leurs éditions imprimées originales (incunables). Les archives nationales et départementales conservent des milliers de chartes, jugements, testaments, actes de fondation, nécrologes, documents comptables, etc… récupérés à l’époque révolutionnaire, lors du pillage ou de la destruction des couvents. Ce sont des documents très précieux pour les historiens et pour la connaissance de la vie citadine et rurale, durant 5 siècles. 

3° - Patrimoine des œuvres d’art

Peintures, sculptures, objets liturgiques, objets artisanaux, outils d’origine franciscaine sont très nombreux dans nos musées. Ils proviennent des couvents détruits ou supprimés.  Il y a ceux réalisés par des artistes et artisans franciscains, ceux inspirés ou commandés par eux auprès d’artistes renommés, ceux qui représentent des scènes de la vie franciscaine ; portraits de saints ou saintes, pierres tombales, crucifix, ivoires, bas-reliefs etc…  Au XVIIe s. un  peintre connu, redécouvert aujourd’hui a eu une production abondante et remarquable :  Claude François ou « frère Luc » (1614-1685), récollet d’Amiens, élève de Simon Vouet dont les peintures de grand format sont conservées dans plusieurs églises de Paris, de province (Orléans, Sézanne), et aussi du Québec, ainsi que dans plusieurs musées de France et du Québec.

On peut parler aussi d’un patrimoine musical, celui de la liturgie franciscaine, celui des maîtres de chapelle de l’Ordre (en particulier à Venise) ; celui inspiré à des grands maîtres sur des thèmes franciscains : messes, oratorios, cantiques, pièces instrumentales. Pensons spécialement à Franz Liszt, qui mourut sous l’habit franciscain et qui a laissé de grandes œuvres à thèmes franciscains, comme le grand oratorio sur Ste Élisabeth de Hongrie. Plus près de nous, Charles Gounod, Gabriel Pierné, Paul Hindemith, Manuel Rosenthal, Francis Poulenc et Olivier Messiaen.

4°- Patrimoine spirituel et théologique

Les Franciscains et capucins ont produit une abondante littérature de piété pour guider les frères et les fidèles, de prédication, et d’études théologiques ou philosophiques ; certains auteurs anciens célèbres sont toujours étudiés aujourd’hui, comme saint Bonaventure, Duns Scot, Pierre Olivi, Guillaume Occam, etc… Des récits de voyage, produit par les missionnaires sont connus des géographes et des ethnologues d’aujourd’hui. Les missionnaires aussi ont produit des ouvrages de linguistique : lexiques, grammaires, parfois pour des langues qui sont pratiquement éteintes.

Quelques frères ont été des pionniers dans le monde scientifique : physique, astronomie, sciences appliquées, comme Roger Bacon au XIIIIe s., des médecins comme fr. Laredo en Espagne, un certain nombre de capucins de Paris au XVIIe-XVIIIe s., des cosmographes, comme le vénitien Coronelli, l’auteur des deux grandes mappemondes de la Bibliothèque François Mitterand à Paris. 

Esquisse du fr. Luc Mathieu, ofm


Date de création : 22/12/2016 @ 21:32
Catégorie : Encyclopédie -
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