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Benoît-Joseph LABRE ,  1748-1783 (saint)

Benoît-Joseph Labre, né le 26 mars 1748 à Amettes, (diocèse de Boulogne-sur mer)

Aîné d'une famille de quinze enfants, Benoît-Joseph Labre est le fils de Jean-Baptiste Labre et d'Anne-Barbe Gransire, le père cultivateur possédant quelques hectares de terre et la mère tenant une mercerie.- Un oncle, prêtre lui enseigne le latin, en vue du sacerdoce, mais vers l'âge de seize ans, il délaisse l'étude du latin pour se plonger dans les nombreux livres de piété de la bibliothèque de son oncle et annonce son intention d'entrer dans la vie monastique.  A dix-huit ans, il est profondément affecté par la mort de son oncle, lors d’une épidémie de Typhus. Il l’avait aidé à soigner ses paroissiens atteints du typhus.

Tentatives infructueuses pour entrer en religion.

Il se présente alors à la chartreuse de Longuenesse, mais, trop jeune, il n'est pas accepté. Il tente sa chance à la chartreuse de Neuville-sous-Montreuil, mais on lui conseille d'apprendre d'abord le chant et la philosophie. Il y retourne le 6 octobre 1767, et en sort au bout de six semaines : le prieur estime qu'il est de santé fragile, souffre d'angoisses et est trop porté vers une excessive austérité.

De retour chez ses parents, il y reste jusqu'en 1768. Il a alors vingt ans. Il est ensuite refusé par la trappe de Soligny, car encore trop jeune.

Le 12 août 1769, il fait une nouvelle tentative, à la chartreuse de Neuville, mais en sort dès le mois d'octobre.  Il l'annonce le 20 octobre à ses parents dans une lettre ; c'est une des deux lettres de Benoît qui ont été conservées. Elle témoigne de sa confiance : « Le bon Dieu m'assistera et me conduira dans l'entreprise qu'Il m'a Lui-même inspirée. » Il y souligne néanmoins : « J'aurai toujours la crainte de Dieu devant les yeux et son amour dans le cœur. »

il prend l'habit religieux à l'abbaye  trappiste de Sept-Fons le 11 novembre 1769 et prend le nom de frère Urbain. Il est à nouveau assailli de scrupules, n'ose plus communier ni recevoir l'absolution par défaut de contrition. Le registre du noviciat indique : « renvoyé à cause de ses peines d'esprit qui donnaient à craindre pour sa tête. »

Partout refusé, Benoît-Joseph trouve finalement sa vocation religieuse dans une vie de mendiant et de pèlerin, allant de sanctuaire en sanctuaire. Ce que la mendicité lui rapporte va le plus souvent à d'autres pauvres, ce qui lui vaut une réputation de sainteté. Selon les témoignages oraux des personnes qui l'ont vu au cours de ses pérégrinations, il parcourt à pied près de 30 000 km dans toute l'Europe, de la France à l'Espagne, de la Suisse à l'Italie.

Toujours  à pied il fait un pèlerinage à Rome, où il arrive en décembre 1770, à Saint-Jacques-de-Compostelle (1773), de nouveau Rome en 1774, puis Lorette en 1777, se rendant à de nombreuses reprise à la Sainte Maison de Lorette car il voue une dévotion à la Vierge Marie. Il se fixe à Rome l'année suivante. Il a vingt-neuf ans. Il devient membre du Tiers-Ordre franciscain après avoir reçu à Assise sur le tombeau de saint François le cordon du Troisième Ordre Franciscain (il devient cordigère) le 20 novembre 1770. Par esprit de mortification, il fait également vœu de ne pas se laver. Son absence d’hygiène et sa vermine sont devenus proverbiaux. il est parfois maltraité ou brocardé par ses compagnes et ses compagnons de route, par les enfants ou les gens de rencontre, mais, toujours vêtu d'un manteau de bure et d'un chapeau de feutre, avec pour seul bagage un bréviaire, un bourdon de pèlerin et une gourde en bandoulière, il préfère leur sourire plutôt que se défendre.

Animé également d'une profonde vie de prière et de contemplation, on lui doit la "Prière des Trois Cœurs" (1771). Il souhaite « savoir aimer ceux qui se sont perdus et les aimer dans leur perdition même » (1776), ce qui ajoute à sa réputation de sainteté.

Selon certains dires, il vécut six ans dans les ruines du Colisée. Il semble également qu'il ait passé certaines de ses nuits à l'hospice évangélique de Saint-Martin-aux-Monts, avant de mourir à trente-cinq ans en odeur de sainteté, le 16 avril 1783, un mercredi saint, au domicile du boucher Zaccarelli, lequel l'avait trouvé évanoui sur les marches de l'église Sainte-Marie-des-Monts.

La nouvelle de son décès aurait été répandue dans Rome par les enfants aux cris de « È morto il santo ! » (« Il est mort le saint ! »). Son enterrement à l'église Sainte-Marie-des-Monts en pleine période de carême donna lieu à de telles manifestations de foi populaire que la garde corse du pape Pie VI dut intervenir.

Le corps de Benoît-Joseph Labre repose sous la pierre de l'autel de marbre dans le transept gauche de l'église. Le gisant recouvrant son tombeau a été réalisé en 1892 par le sculpteur Achille Albacini (en)16. L'épitaphe en latin « Hic Jacet Corpus S. B. J. Labre » signifie « ici repose le corps du saint B. J. Labre ».

Les miracles se multiplient sur son tombeau et, dès le mois de mai suivant, s'ouvre son procès en Béatification. Son confesseur, l'abbé Marconi, publie sa biographie la même année, et les souvenirs de son passage en pays de langue germanique sont publiés par Stutter en 1789.

Béatifié le 20 mai 1860 par le pape Pie IX devant 40 000 personnes, Benoît-Joseph Labre sera canonisé le 8 décembre 1881 en la fête de l'Immaculée Conception par le pape Léon XIII. Il est liturgiquement commémoré le 16 avril, jour de sa « naissance au Ciel ».

Très vénéré dans la région du Nord-Picardie, Il est le saint patron protecteur des modèles, des célibataires, des mendiants, des sans domicile fixe, des pèlerins, des itinérants et des personnes inadaptées.

(d’après une plus longue notice de Wikipedia)


Date de création : 03/05/2016 @ 21:40
Catégorie : Encyclopédie - Personnes-A-B
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